Spectacles

Par la compagnie du Catogan

Matilda – Librement inspirée de l’œuvre de Roald Dahl

Matilda est l’histoire merveilleuse, drôle et cruelle, d’une petite fille d’à peine 7 ans, qui sait lire et écrire, connaît tout Dickens, tout Jules Verne, a dévoré Molière et Zola. Pourtant son existence est loin d’être facile entre une mère indifférente, abrutie par la télévision et un père d’une franche malhonnêteté. Sans oublier Mademoiselle Legourdin, la directrice de l’école, personnage redoutable qui voue à tous les enfants une haine implacable. Sous la plume tendre et acerbe de Roald Dahl, les évènements vont se précipiter, étranges, terribles, hilarants…

S’inscrivant dans la tradition du conte pour enfants, Roald Dahl parvient à renouveler le genre grâce à son humour singulier, mélange d’absurde et de noirceur. Chez Roald Dahl, les adultes sont bien trop absurdes pour comprendre les enfants. Dans Matilda, la petite fille fera l’apprentissage de l’injustice et comprendra très vite que l’intelligence peut battre la simple force physique.

Avec Margo Boch, Charlotte Desserre, Rose de Gouvello, Marie Grach, Gwenhaël de Gouvello, Régis Lionti.

Texte : Roald Dahl, adaptation et mise en scène : Gwenhaël de Gouvello, scénographie : Émilien Landro, lumières : Aurore Beck et musique : Jean-Michel Bellaïche.

Les Fourberies de Scapin de Molière

Des looks rétro, des cheveux gominés, des robes fifties et des blousons en cuir, notre Scapin est un spectacle choral qui oscille entre comédie et farce. Enchaînant sur un rythme trépidant, péripéties et quiproquos, intrigues amoureuses et coups de bâtons, « grosses affaires » louches et petites embrouilles, joyeux désordres, vagues combines et méchantes blagues, conflits, « gros sous », bagarres et rigolade voilà ce qui fait la pièce la plus résolument comique et la plus folle jamais imaginée par Molière ! On assiste, non pas seulement, à une fourberie, mais à un délire de manipulations et de manigances, à un tournoi d’orgueil et à un combat pour la tromperie ultime, dernière salve avant de rendre les armes, aboutissement d’une carrière de valet à l’humanité orageuse et blasée, et qui face aux problèmes de ses jeunes maîtres, se plaît à tromper les pères de famille, par sa langue organique et multiarticulée en dépit de la justice qui l’assaille.

La dramaturgie du spectacle confère à cette comédie « à l’italienne », aux rires parfois burlesques, les relents d’une comédie de langage, où la parole devient un instrument au service de la tromperie, mais d’une tromperie en trompe l’œil, pour l’amour qu’il a de ses jeunes maîtres et non pour ses intérêts propres (quoique… la frontière reste assez ambiguë). Il prétend les sortir de l’embarras et leur éviter la colère de pères autoritaires et impitoyables.

Scapin devient dès lors une sorte de monstre comique, surexcité, imprévisible, qui donne à la pièce toute sa dynamique. Scapin est l’ubiquité même, celui qui peut tout faire, comme faire avaler n’importe quoi à des pères blessés dans leur orgueil et dans leur cœur. Tout le monde lui fait confiance (jusqu’à ce qu’il soit découvert); les scènes entre lui et les pères où il essaye de favoriser les projets de ses jeunes maîtres sont sans doute les plus délicieuses : qu’il s’agisse de faire accepter le mariage contracté par Octave avec Hyacinte sans l’avis de son père Argante, ou de soutirer quelques fortes sommes d’argent à Géronte pour permettre à Léandre son fils d’acheter sa bien-aimée Zerbinette à des bohémiens et de régler encore quelques autres problèmes. Scapin est celui qui redonne espoir en tout lieu ! Et l’espoir finit toujours par triompher dans une comédie !

La scénographie figure une sorte de pont ou un dock ouvert aux quatre vents, en fond de scène l’étendue océane et son soleil mythique. Elle se compose aussi de quelques petits mobiliers : un banc, des sacs, quelques chaises, une chariotte qui confèrent une certaine authenticité et une certaine chaleur à l’ensemble. La référence à la comédie italienne ne tombe pas dans l’écueil facile, mais se fait par l’intermédiaire de chants enjoués à deux reprises où tous les comédiens jouent, dansent et chantent, comme si ce spectacle était une grande fête insolite, une orgie de circonstance, où chacun serait invité à prendre place pour assister avec délice à la vengeance, qui dans cette comédie, est un plat qui se mange chaud, avec beaucoup d’amour et de compassion.

Mise en scène : Gwenhaël de Gouvello

Avec Charlotte Desserre, Marie Grach, Alain Carnat, Paul Delbreil, Gwenhaël de Gouvello, Régis Lionti, Guilhem Goupiac, François Podetti

Par la compagnie Aller Retour Théâtre

Le médecin malgré lui de Molière

Pour se venger de son mari Sganarelle, sa femme Martine prétend qu’il est un médecin fort réputé, doté de pouvoirs extraordinaires, voir même celui de ressusciter les morts ! Sganarelle se prend au jeu de la supercherie, et trouve un certain intérêt à exercer l’autorité souveraine que lui confère son nouveau statut de médecin.

Sa première mission sera de sauver Lucinda, la fille de Géronte qui souffre d’un étrange mal depuis que son père a « arrangé » pour elle un mariage forcé. L’habit fera-t-il le moine ?

Molière nous entraîne dans une série de situations abracadabrantes où par l’entremise de Sganarelle, il se plaît à dénoncer notre crédulité et notre facilité à nous laisser berner par l’apparence du pouvoir et du savoir.

Mise en scène: Carlo Boso

Avec Margherita Frau, Tom Hamonnais, Giacomo La Rosa, Stefano Mauro, Zoé Pautot, Alexandre Petrod et Barbara Spataro

Les trois mousquetaires d’après Alexandre Dumas

Farce musicale en un acte orchestré pour le plus grand plaisir du public, par Carlo Boso. D’Artagnan, un jeune Gascon au sang bouillant, quitte ses parents pour rejoindre Paris et se présenter au capitaine de la Compagnie des Mousquetaires. S’ensuit une succession d’évènements qui conduit le jeune homme à devoir affronter en duel 3 mousquetaires et les gardes du Cardinal de Richelieu… Ses aventures ne font que commencer ! Parole de Dartagnan !

Mise en scène: Carlo Boso

Avec Margherita Frau, Sandy Gayet, Tom Hamonnais, Giacomo La Rosa, Stefano Mauro, Zoé Pautot et Alexandre Petrod

Par la compagnie théâtrale Science 89

Le Tour de Jules Verne en 80 minutes

Et si Jules Verne, l’inventeur du roman de science, revenait parmi nous ? Quel serait son avis sur son image et sur l’accueil de son œuvre ? Surtout si le Jules Verne ressuscité était encore jeune, ne sachant pas ce qu’il allait devenir…

Mise en scène: Michel Valmer

Avec Norman Barreau-Gély, Nicolas Souville, Michel Valmer.

MOLIÈRE PAR ELLE-MÊME 30 ANS
sur un texte de Françoise Thyrion
avec FRANÇOISE THYRION, FLORENCE LABÉRENNE & CÉLINE GROLLEAU

Molière par elle-même, de Thyrion Françoise

Une dame fraîche, pimpante et respectable disserte sur l’un des auteurs classiques les plus populaires que la France ait vu naître : Jean-Baptiste Poquelin dit Molière. Cela débute avec sérieux et élégance et puis la dame se trouble, sa voix change comme si quelqu’un d’autre l’habitait. Un homme qui parle par sa bouche, maîtrise le sujet mieux qu’elle, il sait tout sur Molière. Un curieux combat s’engage où cet « autre » convoque Louis XIV, Madeleine, Armande, Lully, les farceurs du Pont Neuf, Corneille et même, Bossuet sur scène. Cet « autre » joue des extraits des pièces du grand homme comme si c’était lui qui les avait écrites… Mais qui est cet « autre » ? Mais qui est cette dame ? Elle ou lui ? Ou les deux.

Mise en scène: Michel Valmer

Avec Françoise Thyrion, Céline Grolleau, Florence Labérenne

Entretien d’un philosophe avec la maréchale de*** de Denis Diderot

Adaptation de Françoise Thyrion avec la collaboration de Gerhardt Stenger (Ed. La Fontaine).

La maréchale de *** est à sa toilette quand s’annonce Monsieur Diderot venu rencontrer le maréchal de *** pour une affaire de tableaux. Le maréchal est absent. Belle aubaine pour la maréchale qui, toujours à sa toilette, retient le philosophe afin de s’entretenir avec lui de morale, de vertu, de religion… Un texte subtil, d’une vive intelligence et plein de charme. Un spectacle de divertissement éclairé. Une conversation brillante. Un moment de fantaisie d’une saisissante actualité.

Mise en scène: Michel Valmer

Avec Françoise Thyrion et Michel Valmer

After Gaïa (Jazz)

After Gaïa est né d’une complicité entre des artistes aux parcours aussi riches qu’atypiques dont les trajectoires ont convergé musicalement sur de nombreuses scènes de « jams » parisiennes (Les Disquaires, La petite Halle, Caveau des oubliettes, etc). Formés en Jazz, école de l’improvisation (Chorus) par excellence, et en musiques actuelles, les musiciens de ce Quintet explorent différents répertoires allant des standards du Jazz et du Latin Jazz jusqu’a des sons plus modernes dont le groove s’inspire des groupes Soul/Funk/Acid Jazz, trip hop Fusion des années 80 et 90. Leur style va également puiser dans la musique de film, la musique africaine, celtique, tzigane, klezmer, orientale.

Car After Gaïa est avant tout une invitation au voyage. Chacun des musiciens de ce groupe amène sur scène un monde, une histoire, plusieurs années de travail, d’écoutes, de recherches et d’expériences artistiques qu’ils s’apprêtent à partager avec le public des parenthèses de Pornic durant ces deux jours de festivités.

Clavier : Nicolas L., Basse : ? (Thomas Braganti), Trompette : Thomas Chenot, Saxophone ténor : Skalpa, Batterie/percussions : Arturé, et en Guest : Saxophone et Flute électroniques: Alex